Biographies

Courtes biographies de quelques membres actifs de la Société :

Hervé BRULE
Est actuellement (2021) le président de la SHNM. Pharmacien-Biologiste, né en 1963, il est spécialisé en botanique et malacologie.

Annette LEXA CHOMARD
Titulaire d’un DEA d’écotoxicologie (1982, Metz) et Docteur en toxicologie (1988, Metz). Après plusieurs années universitaires et dans l’enseignement dans les années 1990, elle a réalisé des travaux publiés en histoire des sciences régionales (Olry Terquem et la controverse de l’Hettangien , Géologie et géographie de la Lorraine, Lucien Cuénot, André Aubréville, les collections d’Histoire naturelle du Musée de la Cour d’Or à Metz) dans les années 2000. Elle travaille actuellement comme expert indépendant évaluateur de risque en santé environnement et toxicologie réglementaire (RCMA). Elle est membre du bureau de la SHNM et également du CA de l’Académie lorraine des Sciences.

Bernard FEUGA
Secrétaire de la SHNM, spécialisé en géologie.

Yves GERARD
Trésorier de la SHNM, s’intéresse aux chauve-souris et animaux des milieux souterrains.

Valérie GUEYDAN
Vice-présidente de la SHNM, est passionnée d’ornithologie.

Jean MEGUIN
Bibliothécaire de la SHNM, est passionné d’ornithologie et participe à de nombreuses campagnes de bagage d’oiseaux.

Christian PAUTROT
Précédent président de la SHNM (2001-2014). Spécialisé en géologie.

 

Courtes biographies de quelques anciens membres de la Société (notamment d’après « Cent ans d’activité scientifique », par Elie Fleur, Bull.SHNM, 1935)

Adolphe-Nicolas BELLEVOYE (1830, Metz-1908, Reims) : membre de la Société depuis 1863 à sa mort. Il appartenait aussi à l’Académie de Metz et à la Société d’Histoire et d’Archéologie et devint conseiller municipal. Il quitta Metz en 1887 pour s’installer à Reims. Il laissa des publications entomologiques.

Théophile BERTRAND (1888 à Beaufort (Luxembourg)-1985) : après avoir fait des études à HEC Paris, il exerça en tant que Secrétaire de la Société de Pont à Mousson. Sou l’impulsion de W. Delafosse, il apporta sa contribution à la connaissance de la Faune de Moselle. Membre de plusieurs sociétés savants françaises et étrangères, il publia plusieurs notes entomologiques dans le Bulletin de la Société notamment sur la Mante religieuse,

Wilfrid DELAFOSSE (1892 à Marigny (Manche)-1976) : Licencié de Sciences Naturelle à la Sorbonne , grièvement blessé à la Guerre, il exerça au Lycée Fabert de 1921 à 1957. Il fut reçu au Concours de l’Agrégation en 1923. Il laissa l’image d’un excellent professeur qui suscita de nombreuses vocations. Entré en 1922 à la Société, il fut élu Président en 1927 jusqu’en 1958. La Société connut alors un essor remarquable. Lors des fameuses journées du Centenaire de la Société en 1935, Delafosse insista déjà sur la nécessité de protéger la nature, défendre la Faune, la Flore et les Monuments naturels. Il revint en 1961 dans le 39e bulletin avec une première liste de plantes à protéger en Moselle. C’est sous son impulsion que s’organisa les traditionnelle expositions de champignons de la Société. Celle-ci ne fut pas épargné pendant la guerre de 1939-45. Delafosse la remit en marche dès octobre 1945. Il laissa des études tout à fait intéressantes sur l’origine géologique des Mardelles de Moselle, ces dépressions circulaires remplies d’eau nombreuses dans le département. Il se pencha sur l’étude de la faune quaternaire et sur la présence de Bos primigenius (Auroch). Spécialiste d’ornithologie, il travailla à l’étude critique de la collection d’H.N. du Musée de Metz et s’intéressa particulièrement aux Corbeaux Freux. Il fut également membre de l’Académie nationale de Metz dès 1928.

René FEUGA (1913 à Goutz (Gers)-2002 à Metz) : Licencié de Sciences Naturelles de l’Université de Toulouse, Chef de Travaux au Laboratoire du Service de la Carte de la Végétation de la France, il fut contraint de renoncer à ce poste pour devenir Professeur de Collège à Metz qu’il ne quitta dès lors plus. Agrégé en 1952, il succéda à W. Delafosse en 1957. Membre de la Société dès 1947, il fut élu président de 1970 à 1976. Il fut membre de l’Académie nationale de Metz en 1952. , titulaire en 1965.

Elie FLEUR (1864 à Morville sur Nied- 1957 à Novéant) : il fut, très jeune, tenté par le Sacerdoce, mais une surdité aggravée le força à quitter le Grand Séminaire. Attaché à la Bibliothèque Municipale de Metz jusqu’en 1910, il fut ensuite le rédacteur en chef du Courrier de Metz, ce qui alla le conduire à 21 mois de détention en forteresse pendant la guerre. Appelé à la rescousse par l’Abbé Friren qui voyait le nombre des membres de la Société diminuer dangereusement pendant l’Annexion, il devint membre titulaire et archiviste de la Société. Après la guerre, il ne restait que 3 membres et il fallut attendre 2-3 ans pour reconstituer le Bureau de la Société où Elie Fleur était à la fois secrétaire et trésorier. Il fut également membre titulaire de l’Académie Nationale de Metz en 1924.

Dominique Henry-Louis FOURNEL (1813 Génicourt / Meuse-1846 Metz) : Professeur d’histoire naturelle au Collège Royale de Metz. Il fut un des fondateurs de la Société. Il publia notamment une Faune de la Moselle en 1836 (in-12, Ed. Verronnais, Metz). Il fut franc-maçon.

Christian FRIDRICI (1820 Alzing- 1880 Metz) : Professeur d’Histoire Naturelle à l’Ecole supérieure de Metz, il présida la classification des collections d’histoire naturelle du Musée de Metz, ainsi que l’aménagement du nouveau jardin botanique de Frescatelly dont il fut longtemps directeur. Membre de l’Académie de Metz, de la Société entomologique de France, de la SHNM en 1855. Il a notamment fait paraître un aperçu géologique du département de la Moselle

Auguste Marie Joseph FRIREN (1837 Thionville-1916 ) : Maître d’étude à Sierck, jeune prêtre puis professeur à Bitche. Il entra en relation avec les frères Schultz, botanistes allemands. Aumônier aux Dames du Sacré Cœur de Metz en 1865. Après l’annexion, il devint professeur au Petit Séminaire, puis Aumônier à Sainte Constance. Il excursionna alors beaucoup et à partir de la 1ere guerre mondiale, il déclina et mourut. Il appartenait à la Société depuis 1866. Il y assura les fonctions de secrétaire dès 1868, de trésorier et de Président à la place de Mr de Saulcy durant la période de l’annexion où il réussit à maintenir en vie la société dans son ancien esprit. Il était aussi membre de l’Académie de Metz. Il était géologue mais aussi botaniste remarquable.

Joseph-Jean-Baptiste GEHIN (1816, Remiremont-1890, Remiremont) . Pharmacien de 1ere classe, il s’établit à Metz, s’y maria en 1844 et quitta la ville à l’Annexion. Il fut membre de la Société des Sciences Médicales de la Moselle, de l’Académie de Metz, de la Société Entomologique de France et du Conseil municipal de la Ville. Il laissa surtout des travaux d’entomologie.

Pierre-François HENNOCQUE (1788-Blicourt, Oise-1878, Longeville-lès-Metz) , Polytechnicien, il vint à Metz à l’Ecole d’Application. Il fit les campagnes du Portugal, d’Espagne, de Russie, de Saxe, de Grèce. Nommé directeur de l’Artillerie en 1841 à Metz, il devint très populaire : il fut élu député de la Moselle de 52 à 69. Il se retira à Longeville-lès-Metz où il reçut Napoléon III en 1870. Membre de la SHNM depuis 1849, il appartenait aussi à l’Académie de Metz. Il s’intéressa aux grès d’Hettange.

Jean-Jacques HOLANDRE (1778, Fresne-en-Woevre-1857, Metz) : Neveu de François Holandre, Jean Jacques Holandre, né à Fresne-en-Woevre (Meuse), fut formé très jeune à l’histoire naturelle par son oncle alors directeur du Cabinet d’Histoire Naturelle du Prince de Deux-Ponts, et introduit à Metz lorsque ce dernier était médecin à l’hôpital militaire. Conservateur du Musée d’Histoire Naturelle de Metz de 1818 à 1841. Marié en 1824, il eut une fille Constance qu’il perdit à l’âge de 17 ans : il fit construire à sa mémoire l’Orphelinat de Sainte Constance. Il fut l’un des fondateurs de la Société d’Histoire Naturelle de la Moselle et fit partie de l’Académie nationale de Metz. Il est l’auteur, entre autres, d’une Flore de le Moselle (1829, rééditée en 1842), d’une Faune de la Moselle (1836). En 1858, sa veuve donna au Musée de Metz son herbier de la Moselle ainsi qu’un meuble contenant une collection en parfait état de Papillons de la Moselle .

André Eugène JACQUOT ( 1817, Metz – 1903?) : élève de l’Ecole Polytechnique et de l’Ecole des mines, il fut nommé en 1846 ingénieur des mines pour la Moselle qu’il quitta en 1858 pour Bordeaux. Il fut nommé officier de la légion d’honneur en 1861 et mourut à 85 ans en 1903. Sur une commande de l’Etat, il fit une carte de la Meurthe parue en 1860. Il a surtout étudié le bassin houiller sarro-lorrain et y a fait un bon travail tectonique : il mit notamment en évidence les accidents cassants de directions N-NE. Il publia une étude géologique sur le bassin houiller de la Sarre en 1853. A cette époque, le seul terrain concédé était à Schoenecken mais on connaissait des couches de houille exploitables ˆ Stiring-Wendel et Petite Rosselle. Les études de Jacquot laissèrent penser qu’il y avait de grandes chances d’en trouver dans la plaine de Creutzwald ou même à Carling. En 1852 il participa à la réunion extraordinaire de la Société Géologique de France pour régler le problème des Grès d’Hettange, en qualité d’ingénieur en chef du département de la Moselle, vice-secrétaire, responsable de l’itinéraire, itinéraire qui fut d’ailleurs critiqué par Olry Terquem et Nicolas Buvignier car ne permettant pas de résoudre la controverse. Dans son Esquisse géologique et minéralogique de la Moselle publiée en 1854, il fit silence total lui aussi sur les résultats de Terquem concernant le Rhétien et l’Hettangien et fit réérence à Levallois, avec néanmoins une pointe de doute : « les grès d’Hettange appartiennent au calcaire à gryphées … toutefois il y aurait peut-être quelque témérité à avancer que les deux dépôts sont synchroniques « . Dans cet ouvrage, au sujet du diluvium (alluvions quaternaires) il déclarait que l’on y trouvait des ossements analogues à ceux des animaux qui vivent aujourd’hui sur la terre et pas de débris humains et que  » ds lors on a lieu de croire qu’ils n’ont aucun rapport avec le dernier cataclysme dont la Bible nous a transmis le récit  » : position qui nous dévoile un homme qui se questionne, uniformitariste ˆ la manière de Lyell mais néanmoins fixiste. En 1860, il publia une carte agronomique de l’arrondissement de Toul au 80.000me avec une notice assez précise sur la composition minéralogique et chimique des formations. Enfin en 1868 parut, en collaboration avec l’ingénieur Louis Adolphe Barré (1838-1878) et Orly Terquem, un ouvrage jugé remarquable pour l’époque, la Description Géologique et Minéralogique de la Moselle.

Auguste Jean Louis Marie JOBA (né à Corny en 1805?) : trésorier de la SHNM en 1843 jusqu’en 1870 au moins. Il a laissé un catalogue des mollusques terrestres et fluviatiles observés dans le département de la Moselle.

Abbé Jean-Jacques KIEFFER (1857, Guinkirchen- 1925) : attiré par le sacerdoce mais aussi par l’histoire naturelle, il fut professeur à Bitche où il passa toute sa vie. Grand travailleur, il se distingua par de remarquables travaux entomologiques de portée internationale (catalogues d’Hyménoptères, de Diptères (Cécidonies, Cynipides, Stéphanides, Evaniides, Chironomides, …), ainsi que par une faune et une flore de Bitche. Il est l’auteur de 471 notes et publications. En 1881, il entra à la SHNM dont il contribua à la survie pendant l’annexion allemande. Il en fut président d’honneur de 1919 à sa mort. La faculté des sciences de Strasbourg le nomma Docteur Honoris Causa en 1904. Il fut invité à l’Institut d’Alger pour une étude entomologique sur les Cératopogonines et s’y rendit en été 1922 puis au printemps 1923 (oasis de Baskra) . Le bulletin de 1929 contient sa biographie et ses travaux exhaustifs.

René Charles Joseph MAIRE (né en 1878 à Gray (Haute-Saône) – mort en 1949) était un universitaire et botaniste français. Docteur ès Sciences en 1905, il fut professeur de Botanique à la Faculté des Sciences d’Alger dès 1911. Il s’occupa particulièrement de phytopathologie au Laboratoire de la faculté d’Alger. Il herborisa en Algérie et au Maroc dès 1902-1904. Chargé de mission par le gouvernement marocain de 1921 à 1930, il se vit confier l’étude botanique du Sahara central, notamment du Hoggar en 1928. Il fut membre de la Société mycologique de France, de la Société d’Histoire Naturelle de la Moselle à Metz dès 1897 où débuta sa passion. Il publia de nombreux ouvrages dont ses contributions à l’étude de la flore d’Afrique du Nord (1918-1931). Il finira sa carrière comme recteur de l’université d’Alger. Sa carrière botanique commença très tôt. A 18 ans, il fut l’auteur d’un herbier de la Haute-Saône visible aujourd’hui au muséum d’histoire naturelle de Gray. Son œuvre majeure est une flore de l’Afrique du Nord en 16 volumes publiée après sa mort en 1953.

Alfred MALHERBE (1804, Ile Maurice – 1865, Metz) qui assura l’administration du muséum (et la présidence de la SHNM) à partir de 1844 et ce jusqu’à sa mort. Ce magistrat, né à l’Ile Maurice d’une famille originaire de Metz, fut nommé au tribunal de Metz en 1832 où il fut juge d’instruction, vice-président du Tribunal, conseiller à la Cour. Très tôt passionné par la nature, il consacrait son temps libre à la botanique, la zoologie et en particulier à l’ornithologie. Il laissa une Monographie des Picidés qui parut en quatre tomes en trois volumes de 1861 à 1863. Cette monographie fut imprimée en 120 exemplaires. Il étudia aussi les oiseaux d’Algérie (dont il décrivit 191 espèces) et de Sicile. Il fut administrateur du Muséum jusqu’en 1863 et rassembla une collection naturaliste très conséquente dont il fit don au Cabinet de la Ville.

Docteur Norbert MASIUS (1909 à Metz-1980) : Pharmacien puis Docteur en Médecine de la Faculté de Nancy en 1938, il était membre actif de nombreuses sociétés savantes et assura diverses responsabilités dans le milieu de la Santé à Metz. Attiré par la botanique, il participait aux excursions de la Société. Il sera trésorier de la Société de 1952 puis Président de 1958 à 1970. Il fut membre de l’Académie nationale de Metz en 1958. Atteint d’un cancer des os , il fit preuve d’un courage admirable sans se départir de son sourire. Il travailla tant qu’il peut. Andrée Tétry lui consacra une longue biographie émouvante (43e Bulletin, 1981).

Charles et Pascal MONARD (1795 à Metz- 1854 à Metz pour Charles/1874 pour Pascal) : Frères jumeaux, Charles était considéré comme l’aîné et Pascal le cadet. Tous deux chirurgiens, diplômés de la Faculté de Paris, ils servirent séparément en Espagne et en France pour se réunir en 1844 à Metz. Célibataires, ils y habitèrent la même maison, actuelle rue Dupont des Loges. Ils étaient membres correspondants de la Société depuis 1836 date à laquelle ils étaient en poste à Alger. Pascal sera nommé président de la Société en 1866 jusqu’à sa mort. Son frère Pascal légua sa maison à la Ville de Metz afin que celle-ci offrit d’héberger la Société convenablement.

Trois membres de la famille DE SAULCY se firent remarquer par leurs activités naturalistes. Parmi ceux -ci, Louis Ernest Marie Joseph Caignart DE SAULCY (1803, Grenoble – 1888, Metz), fit une carrière d’officier dans la marine après avoir été reçu à l’Ecole polytechnique. Il fit de nombreux voyages de 1825 à 1839 : Brésil et Chili sur la corvette L’Ariège (1825-1826) puis La Meuse, Antilles sur L’Abeille (1827-1829), Sénégal sur L’Hermione (1831-18321), Méditerranée sur L’Algésiras (1835-1838), et enfin Mexique sur la Naïade (1839). Il déposa ses collections naturalistes au musée de Metz à son retour en 1840. A cette date, il se maria et dès lors vécut à Metz : membre de l’Académie de Metz, il fut maire de Plappeville et assura un temps la présidence de la SHNM. Il publia sur la sériciculture dans la région de Metz mais aussi sur l’archéologie égyptienne. Il laissa entre autres des oiseaux du Brésil, Pérou et Martinique.

Louis Félicien DE SAULCY (1807 à Lille- 1880 à Paris) : Polytechnicien fit carrière à Metz dans l’artillerie où il fut également membre de l’Académie de Metz. Il quitta Metz pour Paris, où il devint membre de l’Institut, commandeur de la Légion d’Honneur. Bien que membre et entomologiste, il laissa surtout des publications de numismatique, d’histoire et sur son voyage en Palestine.

Félicien Henri DE SAULCY, fils de Louis Félicien (1832 à Metz- 1912 à Metz) : Il vint habiter Metz en 1853, date de son mariage, et étudia particulièrement l’entomologie. Atteint d’une maladie implacable qui le força à l’immobilisation, il assura pourtant la Présidence de la Société pendant 30 ans. Il laissa de nombreuses publications notamment sur la sériciculture dans la région de Metz.

Charles François Victor SIMON (1797 à Metz – 1865 à Metz) : d’abord avocat à Metz, puis juge au Tribunal de Briey, Vice-président du Tribunal, Conseiller à la Cour, il entra à l’Académie Nationale de Metz en 1824. Fondateur principal de la Société, on le retrouvera plus tard à la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Moselle. Il laisse de nombreux travaux écrits notamment sur ses observations géologiques qui sont les premières faites dans le département.

Olry TERQUEM (1797 – 1887)